Villes et Urbanisme

Les rats sont-ils la « nature en ville » ?

Petite réflexion sur la biodiversité, l’écologie et nos perceptions.

Les rats sont-ils naturels ? Oui. Pas la nature qu’on veut, certes. Mais les rats vivent ici, car on vit ici, ce sont des commensaux, comme les pigeons. C’est une forme de symbiose, comme pour des milliers d’autres espèces dans le monde animal et végétal, qui cohabitent dans le même écosystème, l’un grâce à l’autre. Le commensal, vit grâce à nous, même si on en a pas besoin, nous (ou alors… ?). Mais d’un autre côté, le rat des villes n’est pas vraiment naturel, c’est un sous-produit de l’humanité (j’ai pas dit une sous-race…). Mais c’est partir du principe que l’homme n’est pas « naturel » … La ville surtout. Mais on veut y mettre de la nature. Mais pas le rat, qui est plus naturel que le béton. Quoique le béton est fait de sable naturel… Bref. De toute façon, on a pas le choix. Ils sont malins et se sont toujours débrouillés pour vivre sous notre nez sans qu’on ait jamais réussi à les éradiquer.

Source : lusile17.centerblog.net sur centerblog.

Ci-après, une petite réflexion sur la nature en ville et notre rapport à elle, sur France inter :
https://www.franceinter.fr/emissions/la-chronique-environnement/la-chronique-environnement-31-mai-2021?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR1Tbxe3nGgR8xE0lAljRD-coAbfzTnTpOX-z2gjc1LNo_HyqGRMXxLoolM#Echobox=1622441370

Réflexion intéressante. Qui illustre bien le propos que je tiens depuis des années.
La verdure en ville, c’est vraiment agréable, nous sommes tous d’accord. Cependant plus on parle d’écologie, plus on vénère la verdification de la ville-grise-béton comme le summum de l’écologie. En soi c’est bien, mais c’est pas au niveau du piédestal environnemental où on la place. Surtout lorsque on utilise l’argument « biodiversité ». A moins de considérer les zoos comme derniers refuges de la biodiversité de l’apocalypse, … les villes ne vont pas sauver la biodiversité. Et les pelouses et verdures urbaines, sont plus agréables que « bonnes pour l’environnement ». Et consomment des ressources (eau, essence, espace donc essence pour la mobilité..). Le meilleur exemple, encore une fois, est les USA où les villes sont les plus vertes aux monde, grands jardins, arbres et pelouses à foison entre résidences et zones d’activités … Beaucoup d’espace en bonne partie peu ou inutilisée qui prend de la place et où l’on se déplace donc en voiture. Cet espace vert, la pelouse américaine, est tout de même le 1er consommateur d’eau et de pesticides du pays …
Le 1er, devant l’agriculture !
Le Gazon n’étant pas biodiversité, tout ca pour avoir un peu de « verdure » …
dans un pays où l’on est, la majeure partie du temps, entre 4 portières ou 4 murs.
« Alors là », me diriez-vous, « c’est sûr … »

Le problème que je dénonce est donc la tendance à confondre urgence environnementale et colorisation urbaine, au risque de tendre vers l’anti-modèle écologique américain, où la consommation d’énergie/habitant (notamment les déplacements) est la plus élevée du monde. Oui, la nature en ville est bénéfique et nécessaire pour se protéger du réchauffement climatique. Pour s’en Protéger, pas pour le freiner ou l’arrêter. Ne confondons pas anti-douleur et guérison. Traiter les maux ou le problème à la source … c’est pourtant évident non ? Je préviens, juste. Mieux vaut prévenir …

La nature, c’est les rats, les maladies, les coronavirus, les tiques, mais aussi les haies entre les champs que l’on continue par endroit de vouloir enlever (comme si on était encore en 1960 … sérieux, les gars…). Ou encore les étourneaux en ville que l’on essaie de chasser à coup de sirènes et de pétards, car ils sont bruyants et couvrent les voitures de fientes. Alors que dans un même temps on a de cesse de scander non-stop la nécessité de toujours plus d’arbres dans les rues et de biodiversité urbaine. … Faudrait savoir ce qu’on veut (le beurre et l’argent du beurre, avec de la fumée sans feu (ou du feu sans fumée en l’occurence) et des omelettes sans oeufs cassés j’imagine). C’est vrai quoi, on favorise la verdure, on invite les oiseaux, mais en ville on respecte le voisinage. Il faudrait que quelqu’un leur dise de faire un peu moins de bruit, et de déféquer ailleurs que sur les parre-brises. Voir comme pour certains jeunes « des quartiers », d’éviter de trop se regrouper.

L’idée ici n’est pas de dire qu’il faut vivre en harmonie avec les rats. La cohabitation est ancienne est restera toujours un équilibre problématique, c’est jamais simple. Il faut lutter contre eux et leurs maladies potentielles. Mais j’essaie juste de remettre un peu les idées au clair, en mettant un peu de perspective dans la soupe écologique de notre époque. Nous voulons protéger la nature, la biodiversité ? Le mieux pour cela, est d’abord de penser à la biodiversité à la campagne, là où EST la nature. Puis enfin, l’urgence est de lutter contre le réchauffement climatique (juste un rappel, au cas ou …), mais à la source, littéralement la source du gaz à effet de serre, en évitant pour cela de construire des quartiers plus vastes que de nécessaire, l’éparpillement des villes, qui favorisent l’augmentation des déplacements motorisés notamment.
Car le réchauffement rapide sera le 1er péril sur la biodiversité actuelle. Et les rats, eux, seront comme à leur habitude, non pas les premiers à quitter le navire (on peut pas… la terre est ronde il n’y a nul part où aller…), mais les derniers survivants à bord.
J’espère qu’on s’en rappelle-rat …

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