Les rats sont-ils la « nature en ville » ?

Les rats sont-ils naturels? Oui. Pas la nature qu’on veut. Mais les rats vivent ici, car on vit ici, ce sont des commenceaux, comme les pigeons. C’est une forme de symbiose, comme des milliers d’autres espèces dans le monde animale et végétal, qui cohabitent dans le même écosystème, l’un grâce à l’autre. Le commensal, vit grâce à nous, même si on en a pas besoin nous. Donc le rat est pas vraiment naturel, c’est une conséquence humaine entre guillemets. Mais c’est partir du principe (language courant), que l’homme n’est pas naturel.. La ville surtout, donc. Mais on veut y mettre de la nature. Mais pas le rat, qui est plus naturel que le béton … Bref. De toute façon, on a pas le choix. Ils sont malins et se sont toujours débrouillés sans qu’on ait réussi à les éradiquer.
Ci-après, une petite réflexion sur la nature en ville et notre rapport à elle.

Réflexion intéressante. Qui illustre bien le propos que je tiens depuis des années.
La verdure en ville, c’est vraiment agréable, nous sommes tous d’accord. Cependant plus on parle d’écologie, plus on vénère la verdification de la ville-grise-béton comme le summum de l’écologie. En soi c’est pas mal, mais c’est pas au niveau du piédestal environnemental où on le place. Surtout lorsque on utilise l’argument « biodiversité ». A moins de considérer les zoos comme derniers refuges de la biodiversité de l’apocalypse, … les villes ne vont pas sauver la biodiversité. Et les pelouses et verdures urbaines, sont plus agréables que « bonnes pour l’environnement ». Et consomment des ressources (eau, essence, espace donc essence pour la mobilité.. le meilleur exemple est les USA, villes les plus vertes aux monde, arbres et pelouses à foison entre résidences et zones d’activités… Mais du coup, cet espace quasi inutilisé qui prend de la place et les gens se déplacent donc en voiture, est tout de même le 1er consommateur d’eau et de pesticides du pays … le 1er … pour avoir un peu de couleur verte…) Le mal que je dénonce, est la tendance à confondre, donc, urgence environnementale et colorisation urbaine, au risque de tendre vers l’anti-modèle écologique américain. La nature, c’est les rats, les maladies, les coronavirus, les tiques, les haies entre les champs, et les étourneaux en ville que l’on essaie de chasser à coup de sirènes alors qu’on scande non-stop la « nécessité » de toujours plus d’arbres dans les rues. L’idée ici n’est pas de vivre en harmonie avec les rats, la cohabitation est ancienne est restera toujours un équilibre problématique, c’est jamais simple. Mais juste d’essayer de remettre un peu les idées au clair. Nous voulons protéger la nature, la biodiversité? Luttons contre le réchauffement climatique en évitant de construire des quartiers plus vastes que nécessaires qui favorisent l’augmentation des déplacements motorisés. Car le réchauffement rapide sera le 1er péril sur la biodiversité actuelle.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s